Originaire de Sans Sebastian où il a vu le jour en 1974, ce poids lourd du monde hippique n’a jamais totalement pu couper le cordon avec sa terre natale et c’est non loin de ses collines vertes qu’il a choisit d’élire domicile, en région paloise. C’est tout petit que la passion pour les chevaux s’est déclarée chez Ioritz et certainement grâce à l’aide de son père tout d’abord, qui ne manquait jamais une occasion de le promener avec lui sur les hippodromes jalonnant la province basque. C’est à 12 ans qu’il fait ses débuts en club hippique et ne tardera pas, deux ans après à se faire remarquer par Michel Laborde pour lequel il montera. Son petit gabarit, 1.69 mètre pour 53.5 kg, l’orientera tout naturellement vers les courses de plat, dans lesquelles sa carrière commencera réellement à partir de 2000, enchainant victoires de derbies et listed régionales. Mais c’est en 2002 et 2003 que l’ampleur du talent commence à se révéler, avec l’obtention de la cravache d’argent, deux fois consécutivement. Depuis, les victoires s’enchainent et chaque année amène au champion son lot de consécrations, seul ombre au tableau, deux accidents en 2005 qui l’écartent du plus haut niveau le temps d’une saison. Alors aujourd’hui Ioritz Mendizabal, c’est un palmarès impressionnant, 1800 victoires, 3 cravaches d’or. Mais le succès a un prix et le champion est soumis à un rythme intense couplé à une hygiène de vie des plus drastiques. Les journées sont longues, l’emploi du temps chargé et sa notoriété qui a depuis bien longtemps passé les frontières de l’hexagone le fait fréquemment voyager des Etats-Unis au Japon où une fois l’an il se mesure à la crème des jockeys internationaux. On peut se demander ce qu’il manque encore à Ioritz, pour lui, la lacune est claire et l’objectif affiché, le Prix de l’Arc de Triomphe, alors le rendez-vous est pris pour le premier dimanche d’octobre !