Les Courses de Plats
Quand la toute première Course de Chevaux fut-elle organisée?
La première Course de chevaux eut lieu déjà sous Louis XIV, Napoleon organisa pour la toute première fois des courses dans certains départements, il avait de véritables intentions d’encourager à l’élevage. Cependant, les courses turf ne se développèrent concrétement en France que bien après leur naissance, sous le Second Empire, presque un siècle a suivi. Les courses hippiques commencèrent à se développer véritablement et connurent leur apogée pendant la Restauration, au meme moment ou les relations reprirent avec l’Angleterre. Dés lors les pouvoirs sur l’élevage et les courses de chevaux se développèrent grace à la société d’encouragement et connurent une renommée internationale. Le reste suivi, les hippodromes commencèrent à naitre, le premier en 1835 à Chantilly, jusqu’à Longchamp en 1857. On commence à mettre en place de grandes épreuves turf comme le Jockey club en 1835, mais aussi le Prix de Paris 6 ans après, pour arriver en 1920 à un vrai championnat du monde: l’Arc de Triomphe. L’euphorie s’apaisa pendant la guerre et le calme s’installa. Mais dés la fin de la guerre, ce fut une seconde naissance pour les courses hippiques. Elles connurent une apogée extraordinaire que nous devons aux écuries Boussac, Volterra, Stern, etc… Des chevaux fabuleux commencent à se faire connaitre et ils deviendront plus tard de véritables légendes: Ksar, Pharis, Néarco…
La gloire des courses turf ne cesse de croitre, leur activité s’impose de manière internationale. Une concurrence à l’echelle mondiale se développe également ce qui commence à poser quelques petits problèmes. Prise en main par France Galop les courses hippiques s’organisent d’une nouvelle manière pour faire face aux difficultées.
Les sociétés de Courses de chevaux de France mettent en oeuvre différentes types d’épreuves.
* Les Courses classiques destinées aux chevaux les plus performants de la génération.
* Les Courses à conditions destinées aux chevaux de meme niveau que pour les Courses classiques.
* Les Courses à Handicaps
* Les Courses qui s’effectuent soit sur une distance classique (2000-2400 mètres), soit sur une plus courte distance (1400-1600 mètres) ou alors sur de grandes distances (3000 à 4000 mètres).
Avec ce nouveaux programme, c’est plus de 4000 courses sur du plat qui s’effectuent désormais au cours desquelles rivalisent plus de 9000 chevaux chaque année.
Ce programme sera plus tard complété par d’autres sociétés en province pour lesquelles il ne faut pas oublier leur action encourageant l’élevage, ou elles ont travaillé pour une institution solide.
Les sociétés de Courses hippiques apportent par leurs bénéfices une part non négligeable à l’Etat, mais en plus de financer bien sur leurs institutions apportent une très grosse part aux sociétés équestres et au cheval d’une manière générale.
Les Courses à reclamer
Selon un prix de base fixé avant la compétition les courses à reclamer réunissent des compétiteurs qui seront mis en vente à la fin de l’épreuve suivant un système d’enchères.
Les Handicaps
La Course à Handicaps est la formule la plus ancienne. Les chevaux qui participent à la compétition ont un poids défini par les handicapeurs afin d’équilibrer leurs chances. Le poids du cheval s’obtient d’une manière simple; il suffit d’additionner la valeur handicap à la réfèrence de la course. Cela fonctionne de la manière suivante: le cheval est estimé par l’handicapeur, sa valeur handicap peut varier, plus elle est élevée plus le cheval portera du poids. Sur des Courses de plats, c’est la formule la plus souvent utilisée pour les paris de Tiercé, quarté+, et quinté+ .
Les Courses à conditions
Les courses à conditions sont organisées en fonction d’une certaine sélection des chevaux. Les chevaux qui participent à cette épreuve doivent remplir certains critères ( au niveau de l’age, du sexe, des gains, etc…)
Une selection s’en suit ou les chevaux sont classés par lettre, de A pour les plus élevés jusqu’à F pour les moins élevés.
Les Listed-Races
Les Listed-races sont également nommées « les courses principales », ces compétitions qui ne se déroulent pas en tant qu’épreuve principale sont utilisées afin de déterminer les futurs champions. Elles font apparaitre dans les relevés de performances de chaque cheval une certaine gratification que l’on pourra appercevoir dans les catalogues de ventes en caractères gras.
Les Courses de groupe
Les courses de groupe comme elles portent très bien leur nom sont répertoriées par groupes allant de 1 à 3, le groupe le plus élevé étant le groupe 1. Le célèbre Prix de l’Arc de Triomphe fait par exemple parti du groupe numéro un. Encore une fois, c’est une certaine gratification car ces groupes apparaissent ensuite dans les catalogues de ventes.
Les Courses d’obstacles
Contrairement aux courses hippiques plates, les courses d’obstacles n’ont pas connu à leurs débuts le meme succés. Le « sport illégitime » constituait un dérivé du cross country nommé « point to point » et que l’on pratiquait en Angleterre et en Irlande. Cette épreuve se déroulait généralement en campagne au coeur d’obstacles créés naturellement. Il fallait s’efforcer d’emprunter le chemin le plus rapide tout en faisant face aux rivières, aux clotures, aux haies etc…à dépasser. La première course d’obstacles eu lieu en France à Jouy dans la Seine avec huit chevaux. Ce type d’épreuve ne se développe finalement particulièrement qu’en Normandie et en Bretagne. Elle aidera avec les Haras à sortir les steeple-chases de leur discredit grandissant. La société des steeple-chases est créé en l’année 1863, elle obtient peu de temps après en ayant recu le nom de société mère la responsabilité de s’occuper des courses d’obstacles en France. Auteuil nait en 1874, la meme année est organisé le célèbre steeple-chase de Paris, une des compétitions principales de courses d’obstacles. A l’heure actuelle, cette discipline s’est développée et a grandi, liée avec France Galop elle réunit plus de 250 organismes qui organisent plus de 2000 courses.
La particularité revient aux courses de haies, du fait qu’elles présentent généralement des tailles plus petites et des obstacles très uniformes, elles recommandent donc du cheval certaines capacités et aptitudes pour s’adapter à ce type d’épreuve, mais il est en revanche indispensable que le cheval soit assez entrainé au plat. En résumé, le cheval doit etre assez performant pour savoir combiner dans cet excercice les sauts pour déjouer les obstacles qui se présentent sur son chemin tout en conservant le reste du temps la bonne allure. Un cheval qui a l’habitude du plat peut s’en sortir très bien en course d’obstacles classique, en revanche les steeple-chases qui sont composés de d’obstacles variés rappellant les noms de la campagne anglaise et dont il faut les aborder d’une manière qui diffère à chaque fois selon la taille de l’obstacle et sa solidité, ceux-ci sont adressés au chevaux bénéficiant de l’aptitude et de la résistance nécessaires. Certains endroits comme Auteuil, Fontainebleau, sans oublier Craon qui excèle en la matière, crééent, grace à la diversité des obstacles qui diffèrent en chaque lieux une particularité pour chaque fois. Les courses d’obstacles ont leurs célébrités elles aussi. C’est pourquoi certains craks doués particulièrement en course d’obstacles ont aidé à la notoriété et au succés de cette discipline. Nous citerons: Ucello II, Al Capone…
Les Courses de trot attelé ou monté
La création des courses de trot remonte à plus d’un siècle et demi. Cette discipline a souvent été percue dans ses débuts comme une activité secondaire dans le domaine des courses hippiques, pourtant elle s’est énormément développée au fil du temps, elle s’est forgée une certaine renommée jusqu’à devenir la composante essentielle des courses hippiques de France et se faire une place à l’echelle internationale. Tout a commencé à Cherbourg en 1836 ou les premières courses de trot ont eu lieu, cette activité s’est ensuite excercée dans d’autres hippodromes, se developpant de plus en plus les courses hippiques de trot deviennent officielle en 1848. Deux ans après, elles sont encouragées de manière officielle par le Conseil supérieur des Haras.En 1861 l’état francais commence à aider cette discipline et à encourager les compétitions pratiquées en vu de sélectionner les étalons les meilleurs. Nous comptons aujourd’hui plus de 270 hippodromes dans tout l’état francais, le centre d’activité principal étant Vincennes, et environ 9000 épreuves réunissant plus de 12000 chevaux différents. Les courses de trot générent plus de 1700 compétitions tous les ans avec presque 3 000 000 de spectateurs qui assistent aux évènements chaque année et nous ne comptons pas les téléspectateurs…C’est exactement cette meme passion qui nous fait frémir de bonheur lorsque nous voyons s’affronter dans la course les grandes célébrités que sont devenus pour n’en citer que quelques uns les Gelinotte, Uranie, Bellino II etc… C’est eux, qui par leur talent extraordinaire, ont bati dans les courses de trot une véritable légende. C’est aussi à eux à qui l’on doit la qualité de la race du trotteur francais qui brille à travers le monde entier et qui rend compte du travail admirable de tous ceux qui depuis Chergourg ont construit notre élevage. Depuis que la race du trotteur francais a été créée ses effectifs n’ont fait qu’augmenter d’une manière tout à fait représentative de sa qualité. L’évolution dans la vitesse de sélection a surtout progressé grace aux apports de sang effectués par les meilleurs étalons trotteur américain ainsi que par certaines meilleures juments.
Aujourd’hui, meme s’il a été mis en place plusieurs mesures visant à réduire l’effectif du nombre de poulinières nous pouvons tout de meme compter en 1996 plus de 18000 poulinières, les chiffres ont du augmenter aujourd’hui. De plus, sachant que le nombre d’élevages s’élève à environ 7500 nous estimons un peu plus de deux poulinières par élevage.
